SOMMET DE COPENHAGUE OU UN MUNICH CLIMATIQUE !
Comme l’a écrit Gillaume Malaurie, ce qui est sûr à quelques jours du Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique , c’est que l’esprit de Kyoto est mort. Comme est mort l’esprit d’un nouvel ordre mondial et d’une SDN arbitre des conflits dans les années vingt. Il n’y aura pas, sauf miracle, à Copenhague d’engagement mondial contraignant sur la baisse de émissions de Gaz à effet de serre. Mais au mieux un compromis sur des voeux. La contrainte, elle, est remise à plus tard. Quand ? Comment ? On verra… Et comme dans l’entre deux Guerres, les États Unis, dont on attendait tant et trop en matière d’environnement avec l’arrivée de la nouvelle administration Obama, se sont mis en stand by. En attente des votes, il est vrai fort incertains, du Congrès.
Accord sur le diagnostic pas sur la thérapie
Le paradoxe, c’est que tous les exécutifs de tous les grandes nations , sauf le Canada, sont aujourd’hui convaincus que le réchauffement n’est pas une lubie de climatologue. Et que le rôle des activités humaines est déterminant. La Chine est convaincue qui sait que la fonte des glaciers de l’Himalaya déstabilisera violemment son écosystème et que son régime des moussons est déjà largement perturbé qui lui fait courir le risque de sécheresses redoutables, les Etats-Unis le sont qui cherchent une solution à leur dépendance au « poison » charbon, le Japon l’est de manière récente, les pays du Sud le sont qui seront sans doute les premiers à subir les conséquences …
Le diagnostic est donc partagé, mais sur la thérapie, chacun y va de sa réserve. De sa priorité, de sa croissance.de son territoire. de ses exigences vis à vis du voisin ou du concurrent. Toutes sont plus ou moins légitimes. Mais pendant ce temps, les émissions de Gaz à effet continuent leur montée en puissance. Et d’ores et déjà, les mécanismes incontrôlables, dits rétroactifs, sont à l’œuvre sans qu’une baisse des émissions de CO2 dans les années à venir y fasse quoi que ce soit.
Pendant ce temps, les glaciers fondent plus vite
C’est l’effet cliquet redouté. Un seuil est atteint et les lois de la nature s’autonomisent. De ce point de vue, la fonte des glaciers arctiques et antarctiques qui s’accélère est emblématique. Les experts du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) avaient sous estimé la tendance. Une tendance dont les conséquences sur le niveau de la mer à la fin de ce siècle deviennent de plus en plus inquiétants : + 30 centimètres ? + 50 centimètres ? + 80 centimètres ? + 1 mètre ? On est pas là dans la supposition. Mais sur le constat du toujours plus et de l’irréversible. La seule chose que l’on puisse faire c’est sortir son double décimètre. Ce ne sont plus les îles du Pacifique qui jouent leur survie mais Londres qui risque l’engorgement.
Il faut lire à ce sujet le livre du canadien Gwynne Dyer « Alerte , Changement climatique : La menace de guerre. » . Laffont. Dyer ne parle pas seulement de guerre des hommes avec leur climat mais de guerres tout court suite aux réchauffement climatique. Ses sources ? Des rapports du Pentagone ou des militaires britanniques. Ça fait froid dans le dos. C’est alarmiste. C’est aussi tout bêtement alarmant. Comme le livre préfacé par le climatologue Jean Jouzel : ” Réfugiés climatiques” . Soit le passage en revue des 150 millions d’hommes et de femmes qui selon l’Onu vont quitter leur sols pour chercher asile ailleurs.
Le mot esprit munichois « Bourreau , encore une minute, ça va sûrement s’arranger pour le moins pire » a pourtant ses adeptes. Ses pacifistes comme dans les années trente. Claude Allègre, invité d’un débat sur Public Sénat en fin de semaine dernière fait partie de cette mouvance relativiste et rassurante. La montée des eaux ? « Pas du tout, c’est le BanglaDesh qui s’affaisse » assure Claude Allègre. ” Les experts du Giec ?” Des extrémistes ! Des spéculateurs idéologues et anxiogènes ! Hulot ? Un va-t-en guerre idiot et irresponsable. La solution ? Allègre, qui ne nie pas le réchauffement , ni l’excès de CO2, ni l’acidification des océans qui captent moins le carbone, l’a trouvée comme Maginot avait trouvé sa « ligne » : la captation et l’enfouissement du CO2. Tout le monde est d’accord que cette technologie comme un paquet d’autres doit être étudiée. Le message d’Allègre tient en un mot : la technologie veille. On voudrait tant que Claude Allègre ait raison. Qu’il suffise de centrales nucléaires un peu partout et que 300 millions de chinois roulent en voiture électrique pour que tout soit sous contrôle.
A la recherche des plans B
Reste que c’est comme ça : l’esprit Kyoto d’un traité contraignant qui arrache des parts de souveraineté aux grands Etats sur l’intérêt général de la biosphère est mort. Sans doute, n’était-il pas adapté au monde du marché. Pas assez réaliste sur la montée en force des puissances industrielles chinoise et indienne. A la fois trop normatif pour les anglo-saxons et pas passez incitatif pour les Etats Nations. Sur ce sujet , lire “Les Etats et le Carbone” de Patrick Criqui, Benoit Faraco et Alain Grandjean qui permet de bien comprendre les intentions et les bugs de Kyoto. (Puf)
Il ne sert de rien de refaire l’Histoire. Il faudra bien trouver des plans B et d’autres mécanismes de réduction des Gaz à effet de serre. L’idée qui prévaut aujourd’hui, ce sont des accords multilatéraux ou régionaux : ceux sur lesquels pourraient s’engager Chinois et Américains lors de la visite de Barack Obama aujourd’hui à Pékin. Peut-être .
Le “plan justice-Climat” de la France
Ou encore l’accord qui vient d’être conclu samedi entre le Brésil et la France auquel pourraient se rallier les Etats africains, l’Inde et le Bangladesh. Jean Louis Borloo qui sillonne discrètement les Etats africains et du Sud est asiatique depuis des semaines en essayant d’appliquer la méthode du Grenelle de l’environnement à la géopolitique, y croit.
Son plan B : “le Plan justice-Climat” évalué à 450 milliards de dollars sur vingt ans pour la seule Afrique. Une énergie du désespoir: ce week-end, les dirigeants des États membres du Forum de coopération Asie-Pacifique (APEC), qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète, ont refusé de se fixer des objectifs contraignants avant le sommet sur le réchauffement.
On verra donc comment les efforts de dernière minute de la France ou de Angela Merkel qui ira à Copenhague seront perçus lors des réunions restreintes de la dernière chance et à huis clos en début de semaine à Copenhague. Ou sur les cendres de Copenhague quelques jours après l’énoncé par les chefs d’Etat d’un texte général sans doute très comme il faut sur la survie de la planète. Après Munich, Daladier avait trouvé les mots qui rassurent. Il avait été applaudi pour la qualité de sa rhétorique cosmétique. Ce qu’il pensait vraiment ? Lui-même l’a confié plus tard : ” Les cons, s’ils savaient ! “
En tous cas, tout le monde va devoir réviser ses fondamentaux. Les ONG qui ont mis toutes leur billes dans la signature d’un nouveau Kyoto à Copenhague et qui vont se retrouver avec une sacré gueule de bois le 1° janvier 2010. Ils devront faire aussi leurs comptes avec une représentation militante bien plus dynamique en Europe qu’en Amérique du Nord et bien sûr qu’en Chine ou en Russie… Les pays industriels seront également amenés à trouver une solution – La taxe Tobin qui revient en grâce ?- au financement en technologie verte des pays émergents s’ils ne veulent pas voir leurs efforts domestiques – voir la Taxe Carbone sur le kilométrage automobile que viennent d’adopter les Pays bas – annulés. La Chine aussi ne pourra éternellement se prévaloir du statut de pays en voie de développement alors qu’elle vient de dépasser les Etats-Unis pour les émissions de CO2.
Outre les accords multilatéraux et régionaux, il faudra sans doute mobiliser d’autres acteurs qui étaient quasi absents au sommet de Kyoto : à commencer par les industriels dont beaucoup se jettent dans la bataille des Greentech aux Etats Unis, en Europe, mais aussi en Chine qui est en train de ravir les premiers postes sur le photovoltaïque et sera ultra compétitive sur le secteur des voitures électriques.
Le temps comme dans les années trente joue contre nous. La réduction de 80% des émissions de CO2 pour 2050 ( on ne parle plus que de moins 50% dans les coulisses de Copenhague) se gagne ou se perd maintenant. Ceux qui ne seraient toujours pas convaincus par l’injonction du réchauffement savent pourtant que l’autre épée de Damoclès qui pendouille au dessous de nous tous, c’est l’épuisement des ressources fossiles.
Personne ne le nie. Beaucoup de grandes société pétrolières l’évoquent pour demain aux alentours de 2015. L’Agence Mondiale de l’énergie le murmure. Et chacun sait que décarboner nos économies est la seule manière de contenir à la fois le pire du réchauffement et le pire de crise spéculative sur les hydrocarbures dés lors que le « peak oil » ( Le pic de production ) sera officiel.
Dimanche dernier, l’Espagne a battu un nouveau record dans la production d’électricité d’origine éolienne.
L’Espagne bat un nouveau record dans l’éolien
En effet, pendant quelques heures – entre 3h20 et 8h40 – la capacité éolienne en fonctionnement a oscillé entre 19 700 MW et 21 700 MW, fournissant 53% des besoins électriques du pays. Le précédent record vieux de quelques jours, était de 45,1%.
Pendant ces quelques heures et à cause de “très forts vents”, les éoliennes espagnoles ont produit plus de 11.500 MW, soit l’équivalent de près de 11 réacteurs nucléaires.
Le pays dispose d’une capacité de production en énergie éolienne pouvant atteindre 17.700 MW. C’est dix fois plus qu’il y a 10 ans. L’énergie éolienne a représenté en moyenne 13% de l’électricité consommée par les Espagnols depuis le début de l’année 2009.
Le gouvernement de José Luis Zapatero mise beaucoup sur les énergies renouvelables. Ce dernier a décidé de sortir progressivement son pays du nucléaire, en choisissant de ne pas renouveler à terme le parc existant.
L’ALLIANCE AVEC LES VERTS N’EST PLUS UN TABOU ! (Le figaro 05/10/2009)
À la lecture des premiers sondages, qui donnent au MoDem entre sept et huit points d’intentions de vote pour les régionales , le parti de François Bayrou devrait-il revoir, pour le premier tour, sa stratégie d’autonomie ?
Au moins vis-à-vis d’Europe Écologie ? Certains cadres «orange» commencent à se poser la question.
À commencer par Jean-Luc Bennahmias, vice-président du MoDem. «Sept ou huit points dans les sondages, cela ne nous élimine pas encore de la place publique, mais cela nous oblige à faire preuve de plus de pragmatisme», avoue sans détour cet ancien secrétaire national des Verts. Il l’assure, «ne fermons aucune porte et laissons-nous la possibilité d’envisager toutes les hypothèses, au moins jusqu’à la mi-décembre».
Le député européen n’est pas loin de briser un tabou au MoDem. Et estime que ce nouveau «pragmatisme» pourrait aller jusqu’à soutenir, par exemple en Ile-de-France, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot dès le premier tour. Outre l’«avertissement» des sondages, la législative partielle de Rambouillet, où la candidate écologiste est arrivée à cinq voix seulement derrière l’UMP au second tour, est aussi passée par là.
Pour «Ben», comme l’appellent ses amis, une telle alliance «aurait de la gueule» et serait la preuve que «quand on se met en capacité de, on peut faire bouger les lignes». L’Ile-de-France deviendrait ainsi, selon lui, «la vitrine d’un nouveau rapport de force» politique en France. « Électorat compatible » Son ami marseillais, Christophe Madrolle, délégué national du MoDem, n’est pas loin de penser la même chose. Également issu des rangs écologistes, il juge, qu’«aujourd’hui, entre le MoDem et Europe Écologie, une bonne part de l’électorat et du projet sont compatibles». Surtout, croit-il savoir : «Nous l’avons bien vu à Rambouillet, lorsqu’il y a une dynamique entre le MoDem et Europe Écologie, l’électorat centre droit nous rejoint au second tour. Soit une réserve de voix dont les alliages PS-PCF ne disposent pas !»
Vice-présidente du MoDem et présidente du petit parti associé Cap 21, Corinne Lepage est également sur cette ligne. Il y a une dizaine de jours, l’eurodéputée n’a pas hésité à s’afficher aux côtés des frères Cohn-Bendit, qui organisaient à Paris une journée de l’association des Amis d’Europe Écologie. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2002 reconnaît que, «s’il n’y a pas de négociations officielles de partis à partis, des contacts locaux entre militants de Cap 21 et ceux d’Europe Écologie existent !». Le plus souvent sans ceux du MoDem. Ainsi des militants de Cap 21 ont eu des «contacts directs» avec les écologistes en Languedoc-Roussillon, en Bretagne, en Haute-Normandie, en Seine-Maritime.,ou encore dans les Pays de la Loire. D’autres militants de Cap 21, cette fois «mieux intégrés» au MoDem, en ont eu avec les écolos en Picardie.
Certes, officiellement, la direction du MoDem et celle d’Europe Écologie sont pour l’autonomie de leurs partis respectifs au premier tour. Mais, comme le reconnaît Bernard Lehideux, un proche de François Bayrou, «sur le terrain, tout le monde parle avec tout le monde, c’est normal. Maintenant, même si je pense qu’il ne faut rien nous interdire, il n’y a pas le feu. Ce n’est donc pas la peine de nous précipiter». Même analyse chez les Verts. «Nous ne sommes pas pour un accord de partis au premier tour, affirme Jean-Marc Brûlé, secrétaire national aux élections. Pour nous, les organisations politiques ont vocation à se dépasser. Maintenant, localement, nos militants se connaissent, parfois pour des combats communs. Il est donc logique qu’ils parlent ensemble. Peut-être passons-nous aujourd’hui comme moins sectaires…»
LA FRANCE SAISIT D UNE FRENESIE SECURITAIRE !!
Le sociologue Laurent Mucchielli s’alarme de la “frénésie sécuritaire” qui a saisi à ses yeux la France depuis le début des années 2000 et du recul des libertés qu’elle entraîne peu à peu. Il estime que le manque de recul d’une presse qui se laisse “dicter son agenda” par les politiques, le suivisme de la gauche “incapable de construire sa propre analyse” et la manipulation des statistiques contribuent à ce phénomène. “Il n’y a aucune pensée de fond, on est en permanence dans une sorte de raz-de-marée de l’immédiat et, du coup, ce qui tient lieu d’analyse, c’est l’indignation, voire le café du commerce”, déplore-t-il dans une interview à Reuters. Nicolas Sarkozy a demandé début septembre aux forces de l’ordre une “mobilisation totale pour la sécurité des Français”, jugeant que les chiffres de la délinquance depuis le printemps dernier “ne sont pas bons”, notamment sur les cambriolages. Dans plusieurs ouvrages, Laurent Mucchielli explique comment, amalgamant délinquances bénignes et plus graves ou en s’arrangeant avec les statistiques, gouvernants et prétendus experts nourrissent le sentiment d’insécurité. Visant la politique de Nicolas Sarkozy, qui a été ministre de l’Intérieur pendant près de quatre ans au total avant d’accéder à l’Elysée, le chercheur au CNRS note que les mêmes dirigeants qui tiennent “des discours très régaliens” poursuivent “le désengagement de l’Etat au niveau local”. EFFET BOULE DE NEIGE “La réduction du nombre des fonctionnaires touche la police et la gendarmerie autant que les autres. En outre, ils sont organisés d’une manière qui contribue à les éloigner du terrain et de la population”, explique-t-il. Il estime que le thème de la sécurité revient sur le devant de la scène en fonction d’un “calendrier politique bien choisi”, à l’image des élections européennes de juin dernier qui ont vu ressortir le thème des bandes et des violences à l’école. Il s’interroge également sur les raisons qui font qu’un banal faits divers (crime conjugal ou vol à main armée) se retrouve soudain à la “une” des médias nationaux, comme s’il s’agissait de “préparer le terrain” des réactions politiques. “Quelle est la part des consignes données par les rédacteurs en chef et comment fonctionne l’effet boule de neige ?”. Plus largement, le chercheur constate la disparition du débat politique de fond sur ces questions. “La gauche dit que le gouvernement exagère, mais elle ne produit pas fondamentalement une autre analyse de la situation. Comme tout le monde semble partager la même analyse, ça donne une sorte de surenchère sans réel débat”, avance-t-il. Laurent Mucchielli note que la gauche a elle-même validé l’idée selon laquelle l’ex-Premier ministre Lionel Jospin aurait perdu la présidentielle de 2002 parce qu’il aurait été naïf en matière de sécurité. Or, c’est l’argument de la droite. “Ce dont la droite l’accuse, la gauche l’a repris à son compte. Elle n’est même pas capable de construire sa propre analyse de son échec, elle reprend celle de son adversaire.” PAS DE MÉMOIRE Autre constat du sociologue: non seulement il n’y a pas de débat contradictoire, mais il n’y a pas de mémoire. “On fonctionne sur le temps immédiat du journaliste, un horizon de 24 heures que le pouvoir politique a bien compris et qu’il instrumentalise en essayant de fixer l’agenda”, dit-il. Laurent Mucchielli cite le cas de journalistes s’étonnant devant des “violences nouvelles” sans se rendre compte qu’ils ont écrit à peu près la même chose quelques années auparavant, alors qu’ils auraient pu le vérifier “d’un simple clic dans la rubrique archives de leur journal”. Selon lui, la presse n’a plus aucune capacité d’enquête et dépend d’un côté des agences de presse et de l’autre des politiques “qui savent très bien communiquer et fournir des dossiers de presse clef en mains”. Parallèlement, il note une progression de “l’idéologie de la tolérance zéro”, qui fait qu’on va à chaque fois “un peu plus loin dans les mesures sécuritaires” en empilant les lois. “Cette tolérance zéro ne peut pas ne pas influencer les mentalités des gens et leur faire accepter de plus en plus de concessions par rapport aux libertés publiques”, dit-il. Les gardes à vue ont ainsi augmenté de 72% entre 2001 et 2008 alors même que le gouvernement dit que la délinquance baisse, souligne le chercheur.
Augmentation des tarifs : les nouveaux mensonges d’EDF
La dernière augmentation des tarifs d’EDF est tout simplement contraire aux engagements du contrat de service public d’EDF qui prévoient que les tarifs n’augmentent pas plus que l’inflation. En outre, la hausse des tarifs devrait être plus élevée sur les petits clients au bénéfice symétrique des plus gros clients. Comme d’habitude, notre électricien national et son actionnaire étatique profitent de la torpeur estivale pour nous concocter une hausse tarifaire. La hausse qui nous est annoncée serait « modérée », 1,9%, et représenterait « pour un habitation de 100m2 […] entre 0,5 et 1,5 € TTC par mois en moyenne ». Mais derrière cette « moyenne », se cachent de fortes disparités. Ainsi, le plus petit abonnement (dit « 3 kVA » ou « petites fournitures ») augmente de 170% ! Certes, en contrepartie, les prix du kWh vont baisser mais ceci ne compensera pas cela, pour la plupart de ces petits clients. Symétriquement, certains gros clients (au chauffage électrique notamment) verront leurs prix baisser. Mais il y a plus fort : les tarifs qui incitent les clients à s’effacer au moment de la pointe (tarifs dits EJP ou Tempo, d’apparition plus récente) sont rendus nettement moins attractifs : certaines factures à consommation identique vont augmenter de plus de 20% . Au moment où EDF investit dans la construction dans les moyens de pointe et où –certes en partie à tort-, la société Voltalis met en cause EDF sur cette même question, il est surprenant qu’EDF décide de « tuer » les tarifs qui incitent les clients à s’effacer pendant la pointe. Bien sûr EDF nous dira que tout cela est du aux évolutions du TURPE . Mais le plus scandaleux est que cette hausse est tout simplement contraire au contrat de service public signé en octobre 2005 entre EDF et l’Etat et dont M. Gadonneix se gargarisait encore naguère : les tarifs d’EDF ne devaient pas augmenter plus que l’inflation. Or une augmentation « modérée » de 1,9% est quand même supérieure de 2,6% à l’inflation (les prix ont baissé de 0,7% depuis juillet 2008). La vérité est qu’EDF va mal, et que M. Gadonneix a fait des investissements hasardeux et coûteux à l’étranger (British Energy, Constellation). Des milliards d’euros ont été ainsi volatilisés, il faut donc maintenant ponctionner les clients français pour payer les achats à l’étranger (qui ont, entre autres, été bénéfiques aux contribuables britanniques). On peut comprendre que M. Gadoneix, dont la rémunération a augmenté de 122% en 3 ans, puisse trouver « modérée » une augmentation de 1,9% des tarifs de l’électricité (d’autant qu’il bénéficie pour ce qui le concerne du tarif « Agent »). On ne peut accepter que le gouvernement décide de ne pas appliquer le contrat de service public qu’il a signé en grande pompes et qu’il accepte une hausse qui lui est directement contraire.
LA MOITIE DES FRANÇAIS ONT UN NIVEAU DE VIE INFERIEUR A 1 500 EUROS PAR MOIS :
| Sur la base des revenus fiscaux de 2007, l’INSEE établit, dans une récente étude, le niveau de vie annuel médian des Français à 18 170 euros. Cela signifie que la moitié des Français se situent au-dessus de ce seuil et 50 % en dessous. La notion de niveau de vie comprend l’ensemble des revenus du foyer pondéré par le nombre de personnes composant le foyer. Ce niveau de vie médian a progressé de 2,1 % entre 2006 et 2007. Le niveau de vie moyen se situe à 21 080 euros, en progression de 1,6 % sur un an. Les 10 % des ménages les plus modestes ne dépassent pas un niveau de vie de 10 010 euros annuels, alors que pour les 10 % les plus aisés, il est supérieur à 33 900 euros. Selon l’INSEE, le rapport de 3,4 entre ces deux catégories est stable depuis 2005. |
APRES L’ECHEC EUROPEEN, LE MODEM CHERCHE UN NOUVEAU SOUFFLE :
PARIS, 4 juillet (Reuters) – Un mois après son mauvais score aux élections européennes, l’heure était à l’autocritique et à la reconstruction pour le Mouvement démocrate de François Bayrou, réuni samedi en Conseil national à Paris.
La réunion à huis clos du “Parlement” du parti centriste, qui a duré plus de trois heures en présence d’environ 240 participants a débouché sur quelques décisions d’organisation.
Les reproches ont fusé après les 8,4% (soit six élus) obtenus le 7 juin par le parti centriste, loin des 12% rassemblés aux dernières européennes et des 18,6% récoltés par François Bayrou au premier tour de la présidentielle en 2007.
Francois a été accusé d’avoir choisi une stratégie trop personnelle, voire de s’être trompé de campagne en multipliant les piques contre le président Nicolas Sarkozy.
Face à la demande de “collégialité” réclamée par des cadres de son parti, qui se sont notamment exprimés dans une lettre ouverte, François Bayrou a annoncé samedi la nomination prochaine d’une dizaine de secrétaires nationaux qui feront office de porte-parole dans leur domaine respectif (économie, société, agriculture, etc).
Un congrès du parti, d’une durée de trois ou quatre jours, aura lieu à l’automne.
“Depuis la création du MoDem, il y a 18 mois, on n’a pas pris le temps d’aller au fond et d’arrêter des positions sur les grands dossiers”, a déclaré à Reuters l’ancien député européen Bernard Lehideux, qui a assisté au Conseil national.
PRÉPARATION DES RÉGIONALES
Un “débat stratégique” s’impose selon lui avant la préparation des élections régionales du printemps 2010, pour lesquelles la désignation des candidats du MoDem “se fera au plus près du terrain”.
La plupart des “ténors” du Mouvement démocrate étaient présents samedi rue de l’Université : les députés européens Marielle de Sarnez, Corinne Lepage et Jean-Luc Bennahmias, le journaliste Jean-François Kahn, la sénatrice Jacqueline Gourault, l’ancien ministre Didier Bariani, notamment.
Les débats ont été “francs et directs”, selon Bernard Lehideux, qui dit avoir trouvé François Bayrou “à la fois lucide sur les erreurs commises et très attentif”.
“Personne ne s’est limité dans ses interventions mais je n’ai pas entendu de la part de qui que ce soit une remise en cause de la direction du parti”, a-t-il souligné.
Dans les médias ces derniers jours, Corinne Lepage a beaucoup parlé “collégialité“, estimant qu’un “mouvement politique ne peut pas être un homme seul”. L’ancienne ministre de l’Environnement plaide pour un rapprochement avec le mouvement Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, qui a rassemblé plus de 16% des voix aux européennes.
Dans un entretien au Figaro de samedi, Didier Bariani suggère que François Bayrou “remettre en cause sa stratégie politique et qu’il fasse son autocritique”.
Ce centriste “historique” appelle à un “déverrouillage du parti”, prenant pour cible Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou.
“Marielle de Sarnez doit passer la main et renoncer à l’entreprise psychologique, personnelle et politique qu’elle exerce sur l’ensemble de cette famille politique”, dit-il.
POUR LE PS, QUATRE DEFAITES ET UN ENTERREMENT
A trop oublier sa vocation, le parti est menacé de mort.
Les partis sont mortels, comme les civilisations, pour plagier Paul Valéry. Le Parti communiste a sombré corps et âme dans le rejet du totalitarisme. Le trotskisme tente de prolonger l’histoire, mais les peuples sont intelligents : l’échec de Lénine et de Staline ne fait pas la victoire de Trotski. C’est un trio à mettre dans le même sac. Le Parti radical survit tant bien que mal, réparti entre la gauche et la droite dans l’épuisement de son programme : il a donné le meilleur de lui-même à la République.
Sa mission est donc terminée. Il y a des réussites qui aboutissent à des disparitions. La Démocratie chrétienne, incarnée par le Mouvement républicain populaire, puis par les divers centres démocrates, s’éteint doucement au rythme de la désertion des églises et des séminaires. Le gaullisme s’éloigne dans l’esprit des Français. De Gaulle est venu deux fois en sauveur : pendant la seconde guerre mondiale pour résister puis libérer le pays ; pendant la guerre d’Algérie pour sortir la France de ce bourbier. Ce temps est lointain et relève de l’histoire au lycée.
Et s’il arrivait le même sort au socialisme démocratique ? Il est né au XIXe siècle, qui lui a donné une figure emblématique : Jean Jaurès. Les Français lui ont accordé cinq victoires politiques : 1936, 1956, 1981, 1988, 1997. Depuis, plus rien, sauf les succès locaux. Pourquoi ?
L’échec historique du communisme a cru signifier le grand succès du socialisme. La crise actuelle du capitalisme devait signer le grand retour de la social démocratie.
Il n’en est rien : ni dans un cas ni dans l’autre. Les Français considèrent-ils que le socialisme démocratique leur a apporté tout ce qu’il pouvait donner ? Il a réduit le temps de travail, donné des congés payés, abaissé l’âge de départ à la retraite. Toutes choses acquises aujourd’hui et plutôt à défendre qu’à accentuer. Il a étendu les libertés, aboli la peine de mort, obligé la parité. Sur ce terrain, qu’attend-on de plus ? Les socialistes seraient-ils alors comme les radicaux : au bout de leur rouleau ? !
Les Français considèrent-ils que le socialisme démocratique est inadapté à la nouvelle configuration du monde ? Finalement, il ne serait ni utile ni efficace dans le cadre de la mondialisation, peu lisible dans ses initiatives européennes. Les socialistes seraient donc aussi comme les communistes : arrivés à terme !
L’histoire récente du parti plaide pour une issue pessimiste : éliminé du second tour de l’élection présidentielle en 2002, profondément divisé sur l’Europe en 2004 et 2005, éloigné par sa candidate à l’élection présidentielle en 2007, qui vivait son parti comme un handicap dans sa campagne, écartelé dans un congrès de Reims qui se conclut par un échec et une désignation contestée de sa première secrétaire, malmené par ses courants au point d’en faire le maître d’oeuvre de ses listes pour le Parlement européen, défait aux élections européennes du 7 juin, quel Français peut lui faire confiance et lui confier les destinées de son pays ? C’est normal qu’il y regarde à deux fois.
Quelqu’un a bien compris cette situation, et attend que le fruit soit suffisamment mûr pour le cueillir : François Bayrou. Ne le croyons pas encore éliminé pour 2012 après son dernier insuccès. Si le Parti socialiste n’incarne pas ou incarne mal l’aspiration sociale-démocrate rénovée des Français, le MoDem peut servir de parti d’accueil pour une présidentielle, comme les écologistes pour les européennes. Après tout, François Bayrou s’inspire de grands précédents : JeanJaurès, Léon Blum et François Mitterrand n’ont pas rencontré le socialisme dans leur berceau. Ils l’ont rejoint, ils l’ont rencontré, ils l’ont conquis. Le président du MoDem cherche à les imiter. Il faut donc accepter dès maintenant de l’interpeller sur sa propre stratégie et accepter de vérifier points d’accord et de désaccord.
Car François Bayrou est un chef national sans troupes locales. Le PS a des troupes locales à travers son réseau d’élus, il n’a pas de chef national reconnu et crédible. La gauche rassemblée doit elle aussi comprendre cette nécessité si elle espère l’alternance en 2012.
Que peut apporter le socialisme démocratique à la société ? Son rendez-vous avec le peuple sera 2012. La crise sera-t-elle terminée ? Qui peut le prédire ? Ce qui est sûr, c’est une France endettée comme jamais, des déficits publics sans doute abyssaux, un commerce extérieur peu florissant, un chômage toujours haut.
Le socialisme démocratique ne pourra se montrer distributeur comme si tout allait bien. S’il se met à épouser toutes les protestations et à accompagner toutes les revendications, il n’aura aucune crédibilité. Les Français ne sont pas stupides. Chacun a compris qu’il faut changer mode de vie et mode de consommation.
La mission des sociaux-démocrates est de participer à ce changement en l’accompagnant de la réduction des inégalités. C’est cette nouvelle façon de vivre qu’il nous revient de définir.
Le PS doit donc se donner cet objectif : réduire ces inégalités entre les Français, qu’elles soient de revenus ou de patrimoine, issues du travail ou du capital.
C’est un effort qui demandera du courage pour celui ou celle qui portera les couleurs de ce socialisme-là, et de la cohérence dans ses propositions. Cela supposera de s’atteler à la question fiscale pour lui redonner plus de justice. Il ne faudra pas craindre de revoir l’impôt sur les successions, car si un patrimoine prend de la valeur par la seule mécanique du marché et non du travail, il n’est pas anormal que la société s’en trouve bénéficiaire. Il faudra oser dire qu’à part les allocataires des minima sociaux tout le monde doit payer des impôts sur le revenu. Il y va du contrat civique entre les Français. Dans ce cas, les niches fiscales doivent être traquées, les stock-options taxées… L’appât du gain ne peut pas être le seul moteur de la vie, et il y a forcément des limites aux rémunérations des dirigeants. Le travail doit être récompensé, le mérite reconnu, la rente combattue, l’excès d’argent condamné.
Le socialisme démocratique évolue dans la tension entre la liberté et l’égalité. Cette dernière est mise à mal depuis plusieurs années. Si les socialistes ne réduisent pas les inégalités, à quoi servent-ils ? Il ne manque pas de citoyens compétents et intelligents pour diriger le pays en dehors du Parti socialiste. Si un parti, comme structure d’organisation, ne répond pas à ce pour quoi il est fait, il peut mourir, au moins s’étioler, agoniser lentement. Au PS de s’en inquiéter.
Lui-même peut disparaître même si le socialisme démocratique restera toujours une aspiration de millions de Français.
Bernard Poignant
LE MESSAGE D’UNE GRANDE DAME « ANNE LAPERROUSE «
“voici le message d’Anne Laperrouse posté sur son blog après sa non élection au Parlement Européen ”, j’ai été très touché pas ses propos qui témoignent d’une grande qualité d’âme et d’un engagement politique qui devrait servir d’exemple à tous nos femmes et hommes politiques ,
C’est pourquoi , je vous invite à lire ce message et lui manifester votre soutien . Merci
Lundi 8 juin – 20h00
“Le poste de TV restera fermé ce soir, trop dur de supporter les commentaires des journalistes et des politiques suite à notre déroute d’hier. J’ai passé toute la journée à recevoir des messages d’amitié et de sympathie pour ma non réélection au Parlement européen, cela ressemblait à des condoléances. Ils sont tous adorables, je leur ai répondu gentiment, mais d’ici quelques jours la vie reprendra son cours, les élus d’aujourd’hui deviendront les vedettes de demain pendant que je réfléchirai à ce que je vais faire, « à tout ce temps que sera ma vie » et celle de ma famille. J’ai tenu bon toute la journée, sensible à ces marques d’attention. Mais ce soir, je viens de craquer : un fonctionnaire de l’ADLE a pris le temps de me joindre sur mon portable pour me dire, au nom aussi de ses collègues, comme ils étaient attristés de ce résultat, parce que selon eux, j’étais la meilleure au Parlement. C’était le message de trop… Pourtant, je croyais m’être préparée à une telle issue, depuis que François Bayrou m’a informée qu’il avait choisi Robert Rochefort comme tête de liste : « Tu comprends, tu as une toute petite notoriété, et Robert Rochefort a pour lui l’expérience des médias nationaux, c’est le directeur du Credoc, un type bien, vous allez faire une belle équipe !.. ». Mais à quoi cela sert d’être la meilleure si votre chef de parti ne le sait pas ou tout simplement s’en moque ?
Je ne suis pas entrée en politique pour être une politicienne. Je me suis engagée car j’ai été élevée avec le devoir d’aimer et d’aider mon prochain. Et j’ai atteint le zénith avec ce mandat, je crois que c’est le plus beau des mandats, j’ai eu le sentiment de participer à une si belle construction ! Oui, j’étais une privilégiée, je l’ai compris dès l’instant où je suis rentrée dans l’hémicycle à Strasbourg, tous ces peuples réunis pour la paix, pour édifier ensemble l’avenir des jeunes générations, pour répondre à ces enjeux mondiaux que sont la construction d’une nouvelle économie, la préservation de notre environnement, et surtout la cohésion sociale de l’Humanité,leVivreEnsemble !
Mais fille du peuple, j’ai vite compris que n’appartenant ni à l’establishment parisien, n’étant ni la protégée à alimenter ou à (re)caser, ni l’apparatchik d’un parti, encore moins un ancien ministre, star nationale ou présentatrice du journal télévisé, mes jours seraient comptés…
Alors, représentant le peuple, je me suis donnée à fond dans mon nouveau job ! Grâce à ma formation d’ingénieur et mon expérience industrielle, je suis vite rentrée dans les dossiers (on dit rapports au Parlement). En cours de mandat, j’ai pris du grade en devenant vice présidente de la Commission Industrie Recherche Energie ; pour cela, je ne doute pas de la complicité des fonctionnaires du Parlement, qui, tel le majordome dans « Pretty Woman », m’indiquaient les usages en Commission parlementaire, et se réjouissaient de mes progrès !
Au Parlement européen personne ne vous demande d’où vous venez, il suffit de bosser, de pratiquer l’art de la diplomatie, et vous êtes reconnu ! Un concept qui devient rare de nos jours ! Merveilleux, non ?
Adieu donc, les rapports, les négociations en « eurobritish » avec la Commission et le Conseil, les interventions dans l’hémicycle, le forum européen de l’énergie, le forum européen de l’eau, l’ADLE, la délégation Chine, l’intergroupe vins,…Adieu les réponses aux sollicitations de la grande région Sud Ouest… Adieu à tous ceux qui m’ont sollicitée pour faire aimer le Parlement européen ! Adieu mes assistants Sylvain et Elodie, Amélie, Gérard et Alain, Adieu Nicola et Giedre, Tamara et Roger et tous les autres, Luis, Angelika, Alejo, Cristina, Vittorio, Lena, Chris, Elunet,Giles,Pilar,Reino,Patrizia,SarunasFiona,Jerzy…
Après la vie que j’ai menée, hyperactive depuis 5 ans, décalage hebdomadaire entre la Mairie et le Parlement, Puylaurens et l’Europe, c’est vrai que l’atterrissage est douloureux.
Fille du peuple, je reviens me ressourcer auprès des miens !
Cette aventure que je viens de vivre, personne ne peut me la prendre… Si je deviens vieille, je radoterai certainement en racontant à mes petits enfants : « Je t’ai déjà parlé de mon voyage au Groenland quand il y avait la glace »?, ou bien « Tu pars demain sur la Lune, tu te rends compte, moi, j’avais été invitée pour assister au lancement d’Ariane… ».
La vie continue, avec ses joies, ses peines, ses déceptions, ses espoirs, … On m’a déjà dit : « vous n’avez pas choisi la voie la plus facile ». C’est vrai, le chemin est long, la voie est étroite, semée d’embûches…Mais la vie est belle et comme à chaque fois, je sais que je retrouverai l’énergie nécessaire pour une autre cause à défendre !
A ceux qui ont permis cette aventure, A ceux qui m’ont accompagnée jusqu’au de cette aventure , et à Jean-Patrick, Francois et jeanne qui ont souffert de cette aventure,
Je veux dire un grand merci !
LA DETTE DES COLLECTIVITES LOCALES DEPASSERA 1200 MILLIARD D EUROS CETTE ANNEE EN EUROPE:
L’AUGMENTATION DES IMPÖTS EST POUR DEMAIN !
La dette des collectivités locales de 24 pays européens devrait dépasser la barre des 1.200 milliards d’euros cette année, la quasi-totalité de cette dette étant concentrée en Europe occidentale, selon un étude publiée lundi par Standard & Poor’s. “Nous nous attendons à ce que les collectivités locales européennes accroissent considérablement leurs emprunts en 2009. Des besoins de refinancement élévés couplés à de nouvelles émissions de dette qui visent à compenser la détérioration de leur situation financière, devraient se traduire, selon nous, par une augmentation de 26% des émissions brutes de dette à par une augmentation de 26% des émissions brutes de dette à travers l’Europe par rapport à 2008″, souligne l’étude de l’agence de notation. S&P précise ainsi que, selon ses estimations, les émissions brutes atteindront 215 milliards d’euros, dont 205 milliards pour les collectivités locales d’Europe occidentale. Les Länder et autres gouvernements locaux allemands seront les plus gros émetteurs avec 47% du total des émissions brutes. Les collectivités espagnoles seront les deuxièmes plus gros émetteurs avec 12,6%, prenant ainsi la place des communes, départements et régions françaises qui passent en 3e position avec 8,1% des émissions en 2001.
Les collectivités locales des pays d’Europe centrale et orientale et de la Communauté des Etats indépendants (CEI), y compris la Russie, devrait émettre 9,9 milliards d’euros en 2009, soit 4,63% du total. S&P indique que l’accroissement des émissions se traduira par une augmentation du stock de dette des gouvernements locaux européens qui passera ainsi de 1.100 à 1.220 milliards d’euros. Les collectivités locales d’Europe occidentale se taillent la part du lion avec un stock de dette qui atteindrait, selon S&P, 1.184 milliards d’euros, soit 97,3% du stock total, les collectivités allemandes devant rester les plus endettées (592 milliards ou 48,7% du total). La dette des collectivités locales de 24 pays européens devrait dépasser la barre des 1.200 milliards d’euros cette année, la quasi-totalité de cette dette étant concentrée en Europe occidentale, selon un étude publiée lundi par Standard & Poor’s. “Nous nous attendons à ce que les collectivités locales européennes accroissent considérablement leurs emprunts en 2009. Des besoins de refinancement élevés couplés à de nouvelles émissions de dette qui visent à compenser la détérioration de leur situation financière, devraient se traduire, selon nous, par une augmentation de 26% des émissions brutes de dette à par une augmentation de 26% des émissions brutes de dette à travers l’Europe par rapport à 2008″, souligne l’étude de l’agence de notation. S&P précise ainsi que, selon ses estimations, les émissions brutes atteindront 215 milliards d’euros, dont 205 milliards pour les collectivités locales d’Europe occidentale. Les Länder et autres gouvernements locaux allemands seront les plus gros émetteurs avec 47% du total des émissions brutes. Les collectivités espagnoles seront les deuxièmes plus gros émetteurs avec 12,6%, prenant ainsi la place des communes, départements et régions françaises qui passent en 3e position avec 8,1% des émissions en 2001. Les collectivités locales des pays d’Europe centrale et orientale et de la Communauté des Etats indépendants (CEI), y compris la Russie, devrait émettre 9,9 milliards d’euros en 2009, soit 4,63% du total. S&P indique que l’accroissement des émissions se traduira par une augmentation du stock de dette des gLa dette des collectivités locales de 24 pays européens devrait dépasser la barre des 1.200 milliards d’euros cette année, la quasi-totalité de cette dette étant concentrée en Europe occidentale, selon un étude publiée lundi par Standard & Poor’s. “Nous nous attendons à ce que les collectivités locales européennes accroissent considérablement leurs emprunts en 2009. Des besoins de refinancement élevés couplés à de nouvelles émissions de dette qui visent à compenser la détérioration de leur situation financière, devraient se traduire, selon nous, par une augmentation de 26% des émissions brutes de dette à par une augmentation de 26% des émissions brutes de dette à travers l’Europe par rapport à 2008″, souligne l’étude de l’agence de notation. S&P précise ainsi que, selon ses estimations, les émissions brutes atteindront 215 milliards d’euros, dont 205 milliards pour les collectivités locales d’Europe occidentale. Les Länder et autres gouvernements locaux allemands seront les plus gros émetteurs avec 47% du total des émissions brutes. Les collectivités espagnoles seront les deuxièmes plus gros émetteurs avec 12,6%, prenant ainsi la place des communes, départements et régions françaises qui passent en 3e position avec 8,1% des émissions en 2001. Les collectivités locales des pays d’Europe centrale et orientale et de la Communauté des Etats indépendants (CEI), y compris la Russie, devrait émettre 9,9 milliards d’euros en 2009, soit 4,63% du total. S&P indique que l’accroissement des émissions se traduira par une augmentation du stock de dette des gouvernements locaux européens qui passera ainsi de 1.100 à 1.220 milliards d’euros. Les collectivités locales d’Europe occidentale se taillent la part du lion avec un stock de dette qui atteindrait, selon S&P, 1.184 milliards d’euros, soit 97,3% du stock total, les collectivités allemandes devant rester les plus endettées (592 milliards ou 48,7% du total). Les collectivités espagnoles auront le deuxième stock de dette le plus important (120,6 milliards d’euros ou 9,9%), la France conservant la 3e place avec 117 milliards d’euros (9,62% du total) et l’Italie passant de la 2e à la 4e place (9,46% du stock). ouvernements locaux européens qui passera ainsi de 1.100 à 1.220 milliards d’euros. Les collectivités locales d’Europe occidentale se taillent la part du lion avec un stock de dette qui atteindrait, selon S&P, 1.184 milliards d’euros, soit 97,3% du stock total, les collectivités allemandes devant rester les plus endettées (592 milliards ou 48,7% du total). Les collectivités espagnoles auront le deuxième stock de dette le plus important (120,6 milliards d’euros ou 9,9%), la France conservant la 3e place avec 117 milliards d’euros (9,62% du total) et l’Italie passant de la 2e à la 4e place (9,46% du stock). Les collectivités espagnoles auront le deuxième stock de dette le plus important (120,6 milliards d’euros ou 9,9%), la France conservant la 3e place avec 117 milliards d’euros (9,62% du total) et l’Italie passant de la 2e à la 4e place (9,46% du stock).